• CEFAM
    47 rue Sergent Michel Berthet
    69009 Lyon, FRANCE
    04 72 85 73 63

Karim BENAMAR

 

« Le système éducatif a évolué, il faut donc s’adapter aux élèves et aux nouvelles façons d’étudier et adopter une pédagogie adéquate. »

Pouvez-vous vous présenter rapidement ?

  • Je m’appelle Karim BENAMAR, j’interviens en mathématiques pour le CEFAM. Je suis diplômé d’un Master en Mathématiques et d’un Doctorat en Physique atomique et moléculaire à l’Université Lyon1.

 

Depuis combien de temps enseignez-vous au CEFAM ?

  • J’enseigne au CEFAM depuis 1996.

 

D’où vient votre passion pour les mathématiques ?

  • Depuis le plus jeune âge, dès que j’ai vu qu’il y avait des chiffres. Les chiffres me parlent et ça a commencé dès l’école primaire.

 

Qu’est-ce qui vous a donné envie de devenir professeur de mathématiques ?

  • C’était un accident ! Honnêtement, j’étais plus destiné à faire de la recherche dans les atomes. Et par accident professionnel, par pur hasard, je suis tombé dans l’enseignement.

 

Si je vous dis, « la transmission de votre savoir » vous me répondez ?

  • La transmission dans quel sens du terme ? Parce-que, c’est bien beau, mais le problème c’est d’y arriver. Quand on arrive à transmettre quelque chose, c’est ce qui fait la passion d’enseigner. La difficulté, c’est justement de transmettre à ceux qui ont des difficultés et c’est là, vraiment, le plaisir. Car transmettre à ceux qui ont des facilités n’a rien de compliqué.

 

Comment arrivez-vous et faites-vous pour transmettre cette passion pour les mathématiques ?

  • C’est difficile à expliquer. Dans mon parcours, quand j’étais étudiant j’ai eu différents types de professeurs. J’avais remarqué quelque chose; c’est que la façon d’enseigner des professeurs s’adapte aux élèves qui sont à la base bons, voire très bons. Sinon, on n’y arrive pas, ce n’est pas possible ! C’est dommage, vraiment, pour ceux qui ont des difficultés.

Je parle, essentiellement, dans le contexte de mes études universitaires; c’est là où le déclic est venu. Pour tout dire les professeurs auraient pu baisser le niveau et le vocabulaire pour que le courant passe avec tout le monde. Mais ils préfèrent rester durs et strictes; car, pour eux, cela signifie qu’ils sont impressionnants et donc respectés. Mais sincèrement, je trouve cela un peu dommage.

 

Que diriez-vous à une personne qui hait les mathématiques ?

  • Il va, tout d’abord, falloir qu’elle m’explique pourquoi elle n’aime pas les mathématiques !

En général, on a quand même une petite chance de la faire changer d’avis. La première chose, c’est de lui montrer qu’elle en est capable. Il ne suffit pas de le lui dire, mais vraiment de lui montrer qu’elle est capable de le faire. Dans un premier temps, il y a une remise en confiance obligatoire, avant de faire quoique ce soit, sinon on restera bloqué. La plupart du temps, dans mes classes, (ça ne veut pas dire que je réussi tout le temps mais) je sais que j’arrive à en raccrocher certains et les faire changer d’avis. Je le vois dans le travail rendu. Notamment quand ils me rendent le travail plus souvent et plus poussé, c’est là que je remarque qu’il y a quelque chose qui se passe.

Malheureusement ce n’est pas valable pour tout le monde. Je le remarque, certains accrochent et me font confiance et d’autre un peu moins. Mais ce qui est tout à fait normal, on ne peut pas faire plaisir et satisfaire tout le monde.